Un ensemble d’objets et d’instruments qui mesurent, listent, classent, organisent et archivent des données qui constituent la substance même de mon travail, en soulignant le détournement de systèmes prédéfini. Selon un processus établi au préalable, l’objet d’étude est sondé, puis réduit à sa plus simple expression plastique, avant de redonner chair au squelette à travers des gestes répétitifs et des reproductions entraînant des variations. Chaque geste manuel qui se répète devient mécanique et projette l’image d’une machine en production.

Il est question d’échelles, de nombres et de classements. Il s’agit souvent d’épuiser jusqu’à l’absurde des systèmes logiques dont les combinaisons résultent d’une esthétique sérielle et administrative composée de formes simples et systématiques construisant ensemble un réseau de lignes et d’angles. Chaque projet constitue un ensemble de variations mais également une partition ouverte puisqu’il arrive toujours un moment où la forme produite excède le résultat prévu. C’est dans les protocoles mis en place, que s’ajoute à cette tension exercée entre le contrôle et la faille une dimension organique et sensible. Ainsi, l’objet fini et son processus d’élaboration sont liés, de par la relation interdépendante entre un élément singulier et son tout.